Glossaire

Dans cette rubrique, vous retrouverez une définition simple des mots et acronymes employés le plus fréquemment dans la sclérose en plaques.

 


A

Anticorps monoclonal : Protéine fabriquée à partir d’une seule et même cellule ciblant spécifiquement une molécule impliquée dans la maladie.        


Auto-immune (maladie) : maladie au cours de laquelle le système immunitaire attaque par erreur l’un des constituants de son propre organisme. Ex : le diabète insulino-dépendant, la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques.


B

Biothérapie (ou biomédicament ou médicament biologique) : traitement basé sur l’utilisation de cellules ou de tissus vivants ou fabriqué à partir de bactéries ou de cellules et mimant des molécules naturellement fabriquées par le corps humain comme les anticorps.


C

Corticoïdes (perfusion de) : médicament prescrit par le neurologue lors d’une poussée afin de diminuer l’inflammation et accélérer la disparition des symptômes.


D

Démyélinisation : destruction de la gaine de myéline entourant les axones de certains neurones à l’origine de plaques caractéristiques de la sclérose en plaques. Elle est provoquée par l’inflammation observée lors de la SEP. La diversité de la localisation de ces plaques explique la diversité des symptômes rencontrés par les patients.  


Dissémination spatiale : les plaques de démyelinisation peuvent siéger dans différentes parties du cerveau, des nerfs optiques et de la moelle épinière. C’est l’un des critères du diagnostic de la sclérose en plaques.


Dissémination temporelle : l’aspect des plaques à l’IRM montre qu’elles n’ont pas toutes le même âge. Les plus anciennes apparaissent en noir sur les séquences pondérées en T1 alors que les plus récentes sont rehaussées après injection de gadolinium. C’est l’un des critères du diagnostic de la sclérose en plaques.


E

EDSS : échelle qui mesure le niveau d’incapacité physique et va du niveau 0 (pas de handicap) au niveau 10 avec 20 niveaux différents (demi-point).


F

Facteurs de susceptibilité génétique : gènes rendant certaines personnes plus vulnérables à des facteurs de risques environnementaux. Ils ne suffisent pas à déclencher la maladie mais  y prédisposent. En 2014, 110 gènes ont été identifiés comme associés à la sclérose en plaques mais aucun à ce jour n’influence de façon déterminante son déclenchement.


G

Gadolinium : produit de contraste injecté par voie intraveineuse avant un examen par IRM et permettant de visualiser certaines lésions plus précisément. On parle alors de lésions « actives », ou qui « prennent le contraste ».


I

Immunomodulateur : médicament appartenant à la catégorie des traitements de fond agissant en modulant sans la bloquer la réponse inflammatoire de l’organisme qui est à l’origine de la démyélinisation. Il prévient les rechutes et donc limite le handicap. Il peut être injectable ou oral.


Immunosupresseur : médicament appartenant à la catégorie des traitements de fond agissant sur la phase inflammatoire de la maladie en réduisant de manière globale la réaction immunitaire. Il prévient les rechutes et donc limite le handicap.  


Inflammation : processus biologique complexe déclenché par l’organisme pour se défendre d’une agression (infection, plaie brûlure…). De nombreuses cellules sanguines sont mobilisées notamment les globules blancs (les lymphocytes). Au cours de la SEP, cette inflammation est dirigée à tort contre un composant de soi-même, la gaine de myéline.  


IRM : examen d’Imagerie par Résonance Magnétique fournissant une « photographie » du cerveau, des nerfs optiques et de la moelle épinière permettant de localiser les lésions responsables des symptômes et d’évaluer leur taille, leur localisation, l’intensité de leur signal. L’aspect de ces lésions et l’injection par voie veineuse de produits de contraste permettent de préciser l’ancienneté de ces lésions. L’IRM est indolore et n’utilise pas de produit radioactif.


L

Lymphocyte : type de globule blanc activé lors de la sclérose en plaques.  


M

Myéline : gaine entourant les axones de certains neurones permettant de conduire plus rapidement l’influx nerveux par l’axone et de le protéger en l’isolant de son environnement. Elle est fabriquée par des cellules appelées oligodendrocytes. Les zones riches en axones myélinisés constituent la substance blanche (SB) du système nerveux central.


Myélite : inflammation de la moelle épinière. Il s’agit de l’un des premiers signes de la SEP dans près d’un quart des cas et elle est observée à un moment ou à un autre dans l’évolution de la maladie dans près de 75 % des cas.


N

NEDA : No Evidence of Disease Activity, absence de signes d’activité de la maladie. Il s’agit d’une mesure combinée de l’activité de la maladie dans la SEP récurrente basée sur les poussées, la progression du handicap et les résultats IRM en séquences T1 (rehaussées par le Gadolinium) et T2.


NEP : No Evidence of Progression, absence de signes de progression. Il représente un nouvel objectif thérapeutique pour les personnes atteintes de SEP-PP combinant 3 éléments : la progression du handicap évaluée par le score EDSS, la vitesse de marche sur une distance de 7,62 mètres (T25-FW) et la dextérité des membres supérieurs selon le test des 9 trous (9 HPT).


NEPAD : No Evidence of Progression or Active Disease, absence de signes de progression ou d’activité. Nouveau critère mesurant l’activité de la maladie concernant les formes de SEP primaire progressive active. Il combine l’absence de progression et d’activité de la maladie. Il mesure l’absence d’activité de la maladie (poussées et activité radiologique à l’IRM) et de progression du handicap (EDSS, T25-W, 9-HPT).


Neurone : l’une des cellules qui compose le système nerveux, il est composé du corps du neurone ainsi que deux types de prolongements : l’axone et les dendrites. Un signal électrique est créé au niveau du corps du neurone et est ensuite propagé par son axone et ses dendrites à un autre neurone. Organisés en réseau, les neurones permettent la formation et la circulation de l’information.


Névrite optique : inflammation du nerf optique. C’est une manifestation fréquente de la SEP, elle est retrouvée comme premier signe de la maladie dans 20 % des cas et est observée à un moment ou à un autre dans l’évolution de la maladie dans près de 75 % des cas.


P

Ponction lombaire : examen permettant d’analyser le liquide céphalo-rachidien (LCR) en particulier sa composition en cellules, protéines (notamment celles caractéristiques de l’inflammation). Si le taux de certaines protéines comme les immunoglobulines est augmenté dans le LCR alors qu’il est normal dans le sang, c’est le signe d’une inflammation du système nerveux central. On parle de synthèse intrathécale d’immunoglobulines. En pratique, le médecin prélève du liquide au moyen d’une aiguille fine dans le bas du dos (entre deux vertèbres).


Poussée : apparition de signes et de symptômes neurologiques s’installant progressivement et s’aggravant sur quelques jours (un minimum de 24h, parfois quelques semaines) puis s’améliorant spontanément, complètement ou non. Les symptômes neurologiques ainsi que l’intensité de la gêne peuvent varier considérablement d’une poussée à une autre.


S

Séquence T1 : protocole IRM spécifique, la couleur du liquide (le liquide céphalo-rachidien ou LCR) est noire au niveau des poches, appelées ventricules, situées au centre du cerveau. Elle apporte des informations complémentaires sur l’anatomie et la composition du cerveau par rapport à la séquence T2.


Séquence T2 : protocole IRM spécifique, la couleur du liquide (le liquide céphalo-rachidien ou LCR) est blanche au niveau des poches appelées ventricules situées au centre du cerveau. Elle apporte des informations complémentaires sur l’anatomie et la composition du cerveau par rapport à la séquence T1.


Spasticité : exagération de la contraction d’un muscle, ce qui se manifeste par une sensation de raideur qui peut être gênante ou douloureuse.


Substance blanche : partie du système nerveux contenant essentiellement les axones - prolongements des cellules nerveuses, très fins et très longs, mais aussi des cellules non nerveuses constituant un tissu interstitiel, appelé névroglie, qui nourrit et protège les cellules nerveuses.


Substance grise : partie du système nerveux central contenant surtout les corps cellulaires des neurones, mais aussi d'autres cellules, non nerveuses, formant un tissu interstitiel appelé névroglie, qui apporte les éléments énergétiques aux cellules nerveuses et assure leur protection.


Symptôme : signes ou manifestations de la maladie ressentis par le patient. Ils varient selon la localisation précise des lésions.


Syndrome cliniquement isolé (Clinically Isolated Syndrom ou CIS) : épisode isolé d’inflammation du système nerveux central sans présager de sa localisation. Dans plus de la moitié des cas, des manifestations neurologiques se reproduiront dans les années suivantes, ce qui pourra conduire au diagnostic de sclérose en plaques.


Système nerveux central : regroupe le cerveau, le cervelet, le tronc cérébral, la moelle épinière et les nerfs optiques.


T

Test 9-HPT : test des 9 trous mesurant la dextérité et la fonction des membres supérieurs (bras, poignets et mains) en chronométrant la vitesse à laquelle une personne peut enfoncer 9 chevilles dans 9 trous, puis les retirer en utilisant une seule main à la fois.


Test T25-FW : test de marche chronométré sur une distance d’environ 8 mètres (Timed 25 Foot Walk) : détermine la vitesse de marche en mesurant à quelle vitesse une personne peut marcher sur cette distance


Traitement de fond : traitement au long cours qui modifie l’évolution de la maladie. Il a pour objectif d’éviter la survenue de nouvelles manifestations de la maladie. Les traitements de fond actuels ciblent principalement l’inflammation. Ils regroupent les immunosupresseurs, les immunomodulateurs et les anticorps monoclonaux.


Traitement symptomatique : traitement visant à soulager les symptômes. Les traitements symptomatiques sont donc différents pour chaque personne en fonction du type de symptômes présents, de leur intensité.


U

Uhthoff (phénomène de) : majoration transitoire des symptômes lors d’une augmentation de la température corporelle (fièvre, chaleur extérieure). Il peut être soulagé par le refroidissement de l’organisme (ambiance climatisée, bain froid, arrêt d’une activité sportive).


Urgenturies (ou impériosités) : symptômes urinaires liés à un trouble de la commande neurologique de la vessie et des sphincters urétraux. Ils associent des besoins inopinés et irrépressibles et des difficultés pour uriner.