TENS : le courant passe contre les douleurs chroniques

La neu­rostim­u­la­tion élec­trique tran­scu­tanée (NSTC), ou TENS en anglais, dimin­ue l’intensité des douleurs provo­quées par l’atteinte du sys­tème nerveux, car­ac­téris­tique de la SEP. Com­ment cette tech­nique fonctionne-t-elle ?


Dans un tiers de cas, la SEP est asso­ciée à des douleurs, dont la local­i­sa­tion et l’intensité dépen­dent de chaque patient. On dis­tingue ain­si les douleurs nerveuses, neuropathiques[1], ostéoar­tic­u­laires, psychogènes[2]. Ain­si que les cram­pes liées à la spas­tic­ité et les douleurs dites de compensation[3].

Un courant électrique non invasif

Dévelop­pée dans les années 60, la neu­rostim­u­la­tion élec­trique tran­scu­tanée (NSTC), plus com­muné­ment appelée TENS (de l’anglais tran­scu­ta­neous elec­tri­cal nerve stim­u­la­tion), par­ticipe à l’apaisement de cette gêne par­fois invalidante.

Cette méth­ode d’analgésie non médica­menteuse et non inva­sive con­siste à admin­istr­er un courant élec­trique de faible inten­sité. Un geste effec­tué à l’aide d’un stim­u­la­teur élec­trique con­nec­té par deux câbles à des élec­trodes col­lées sur la peau. A quel niveau ? Pré­cisé­ment à prox­im­ité de la zone douloureuse[4] ou à dis­tance au niveau de nod­ules mus­cu­laires douloureux à la palpation[5].

Délivrée sur pre­scrip­tion médi­cale, la TENS peut être effec­tuée par un neu­ro­logue, un masseur-kinésithérapeute, un infir­mi­er, un phar­ma­cien, un aide-soignant. A con­di­tion de dis­pos­er du matériel et d’une aisance suff­isante avec le dis­posi­tif, le patient peut avoir recours à la TENS à domi­cile. Sou­vent quo­ti­di­ennes dans le cadre des douleurs chroniques (traite­ment ou préven­tion), chaque séance de TENS peut dur­er de 30 min­utes à 1h.

Pourquoi ça marche ?

À ce jour, la sci­ence ne four­nit aucune réponse claire à ce sujet. Mais deux pistes sont envis­agées. Le courant élec­trique bloque le sig­nal entre les nerfs et la moelle épinière : la douleur dis­paraît. Ou bien ce même courant stim­ule la pro­duc­tion d’antidouleurs naturels (ex : endorphines).

Des bémols ?

Les effets indésir­ables restent rares, sou­vent bénins (rougeurs cutanées, réac­tions allergiques au gel appliqué pour la con­duc­tion des élec­trodes). Des trou­bles de la con­cen­tra­tion et des con­trac­tions mus­cu­laires incontrôlées[6] sont rap­portés après une séance de TENS. Il est donc recom­mandé de ne pas pren­dre le volant dans les heures suiv­ant votre con­sul­ta­tion. Il existe par ailleurs des con­tre-indi­ca­tions à la TENS : les trou­bles psy­chi­a­triques sévères, le port d’un défib­ril­la­teur car­diaque ou d’un implant médi­cal actif[7], la pra­tique d’un ECG ou d’un EEG.

Sources :

[1] Les élec­trodes ne doivent jamais être posées sur la région cer­vi­cale antérieure, la région tho­racique, l’abdomen de la femme enceinte, les sinus caro­ti­di­ens, les zones cutanées sensibles.

[2] Auquel cas la douleur est dite projetée

[3] En cas d’intensité trop élevée

[4] Dépen­dant d’une source d’énergie

[5] Liées à l’atteinte du cerveau et de la moelle épinière, ces douleurs se traduisent par des brûlures, des picote­ments, un engourdissement

[6] Générées par le stress lié à la maladie

[7] Quand un patient pal­lie une faib­lesse mus­cu­laire par exemple

M‑FR-00004657 1.0 – Etabli en Juin 2021

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