Comment se déroule une injection sous-cutanée en Hôpital de Jour ?

Qu’est-ce qu’une injection sous-cutanée ?

Une injec­tion sous-cutanée per­met d’administrer un médica­ment dans le tis­su situé juste sous la peau, appelé appelé tis­su sous-cutané.1

Selon le traite­ment, le vol­ume admin­istré et le dis­posi­tif util­isé, le temps d’ad­min­is­tra­tion par voie sous-cutanée peut être court, allant de quelques min­utes à une ving­taine de min­utes.2

Des réac­tions locales peu­vent sur­venir au niveau du point d’in­jec­tion, par exem­ple une rougeur, un gon­fle­ment, une indura­tion (dur­cisse­ment de la peau) ou une douleur.3,7 Si vous ressen­tez une douleur ou un incon­fort, n’hésitez pas à en par­ler à l’équipe soignante.

Votre parcours en hôpital de jour pour un traitement sous-cutané

Dans le par­cours présen­té ici, le traite­ment par voie sous-cutanée est admin­istré en hôpi­tal de jour. L’HDJ per­met de recevoir des soins hos­pi­tal­iers sur une journée ou une demi-journée, sans pass­er la nuit à l’hôpi­tal. Vous pou­vez ain­si ren­tr­er chez vous le jour même de votre traite­ment.4

Avant votre venue : pensez à apporter les doc­u­ments demandés par l’étab­lisse­ment, par exem­ple votre carte Vitale à jour, votre attes­ta­tion de droits et, si vous en avez une, votre carte ou attes­ta­tion de com­plé­men­taire san­té ou de mutuelle. Munis­sez-vous égale­ment des éventuels cour­ri­ers de votre médecin trai­tant ain­si que des derniers résul­tats d’ex­a­m­ens qui vous ont été demandés.4

À votre arrivée : présen­tez-vous au point d’ac­cueil indiqué par l’étab­lisse­ment. Les for­mal­ités d’ad­mis­sion per­me­t­tent notam­ment d’en­reg­istr­er votre dossier et de véri­fi­er les doc­u­ments néces­saires à votre prise en charge.4

Avant l’in­jec­tion : l’équipe soignante pré­pare le matériel néces­saire à l’ad­min­is­tra­tion sous-cutanée. La pré­pa­ra­tion du médica­ment est réal­isée en se référant à la pre­scrip­tion médi­cale. Avant de choisir le point d’in­jec­tion, l’équipe véri­fie égale­ment l’é­tat de votre peau : le site doit notam­ment être exempt d’œdème, d’in­fec­tion, de lésion cutanée ou de cica­trice.1

Le soin : une fois le site choisi, le médica­ment est injec­té lente­ment dans le tis­sus sous-cutané.1

Après l’injection : une fois votre prise en charge ter­minée, vous pou­vez ren­tr­er chez vous le jour même.4

Avant de quit­ter le ser­vice, vous pou­vez égale­ment deman­der si des séances d’é­d­u­ca­tion thérapeu­tique du patient (ETP) sont pro­posées. L’ETP vise à vous aider à acquérir ou main­tenir les com­pé­tences néces­saires pour mieux gér­er votre vie quo­ti­di­enne avec une mal­adie chronique et à mieux com­pren­dre votre mal­adie et votre traite­ment.5

Conseils pour mieux vivre l’injection

Avant l’in­jec­tion : Si vous avez déjà ressen­ti une douleur, une gêne ou une appréhen­sion lors d’une injec­tion, n’hésitez pas à en par­ler à l’équipe soignante. Une com­mu­ni­ca­tion ouverte avec les pro­fes­sion­nels de san­té per­met notam­ment d’abor­der les dif­fi­cultés ou les inquié­tudes liées à l’in­jec­tion.6

Dans cer­taines sit­u­a­tions, l’ap­pli­ca­tion préal­able de froid sur la zone peut con­tribuer à réduire la douleur liée à l’in­jec­tion. Deman­dez à l’équipe soignante si cette mesure est adap­tée à votre sit­u­a­tion.6

Pen­dant l’in­jec­tion : Essayez de rester aus­si déten­du que pos­si­ble et de lim­iter les mou­ve­ments pen­dant le geste : les mou­ve­ments et la ten­sion mus­cu­laire peu­vent être asso­ciés à une per­cep­tion plus impor­tante de la douleur.6

Si vous ressen­tez une douleur ou un incon­fort, sig­nalez-le sans atten­dre à l’équipe soignante.6

Pour cer­taines admin­is­tra­tions sous-cutanées, lorsque la douleur est liée au débit d’ad­min­is­tra­tion, celui-ci peut être réduit par l’équipe soignante. Les modal­ités dépen­dent du médica­ment et du pro­to­cole util­isé.7

Après l’injection : Une com­presse stérile sèche peut être appliquée sur le point d’in­jec­tion en com­p­ri­mant douce­ment. Il est recom­mandé de ne pas mass­er la zone.1

Si une douleur ou une réac­tion locale per­siste ou vous inquiète, par­lez-en à l’équipe soignante.6

En cas d’injections répétées : Lorsque le traite­ment et son pro­to­cole le per­me­t­tent, les sites d’in­jec­tion peu­vent être alternés afin d’éviter de sol­liciter tou­jours la même zone. Cette rota­tion con­tribue notam­ment à prévenir cer­taines mod­i­fi­ca­tions du tis­su sous-cutané sus­cep­ti­bles d’altér­er l’ab­sorp­tion du médica­ment.1

Les injec­tions sous-cutanées peu­vent être réal­isées sur dif­férents sites, notam­ment l’ab­domen, les bras, les cuiss­es ou le fessier, selon le traite­ment admin­istré.1

Ces con­seils com­plè­tent, mais ne rem­pla­cent pas, les con­signes don­nées par l’équipe soignante et celles pro­pres à votre traitement.

Comprendre votre parcours à l’HDJ pour une injection en sous-cutanée

Cette vidéo a été conçue pour vous aider à mieux vous représen­ter les dif­férentes étapes de votre par­cours en hôpi­tal de jour pour l’ad­min­is­tra­tion de votre traite­ment, à com­pren­dre ce qu’est une injec­tion sous-cutanée et à décou­vrir quelques con­seils pour mieux vivre ce moment.

Ce sup­port a été relu par Mme Can­nelle Fauché, infir­mière AP-HP à l’hôpi­tal Pitié-Salpêtrière, et par des asso­ci­a­tions de patients et patients experts du Comité Aidants Patients SEP NMO.

Mer­ci à nos parte­naires qui ont con­tribué au pro­jet : Asso­ci­a­tion France SEP, Aven­ture Hus­tive, Asso­ci­a­tion Notre Sclérose, Les défis d’Armand et Anne-Lau­re Bar­let, patiente partenaire.

Vous avez des ques­tions sur votre traite­ment ou sur votre par­cours de soins ?
Par­lez-en à votre équipe soignante, à vos côtés tout au long de votre prise en charge.


Sources :

  1. Cen­tre hos­pi­tal­ier uni­ver­si­taire vau­dois. Injec­tion sous-cutanée (SC). Procé­dure de soin, adulte. Ver­sion 3. 9 févri­er 2026. https://catalogue.chuv.ch/care/procedures-de-soin/fiche/download/care_process_64?no_cache=1
  2. Bit­tner B, Richter W, Schmidt J. Sub­cu­ta­neous Admin­is­tra­tion of Bio­ther­a­peu­tics: An Overview of Cur­rent Chal­lenges and Oppor­tu­ni­ties. Bio­Drugs. 2018;32(5):425–440. doi:10.1007/s40259-018‑0295‑0. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6182494/pdf/40259_2018_Article_295.pdf
  3. Thomaid­ou E, Ramot Y. Injec­tion site reac­tions with the use of bio­log­i­cal agents. Der­ma­tol Ther. 2019;32(2):e12817. doi:10.1111/dth.12817.
  4. Assur­ance Mal­adie. Hos­pi­tal­i­sa­tion : les types de séjour et les démarch­es à effectuer [Inter­net]. ameli.fr; 13 jan­vi­er 2026 [con­sulté le 22 sep­tem­bre 2026].
  5. Haute Autorité de san­té. Édu­ca­tion thérapeu­tique du patient – Déf­i­ni­tion, final­ités et organ­i­sa­tion. HAS; juin 2007
  6. St Clair-Jones A, Prig­nano F, Goncalves J, Paul M, Sew­erin P. Under­stand­ing and Min­imis­ing Injec­tion-Site Pain Fol­low­ing Sub­cu­ta­neous Admin­is­tra­tion of Bio­log­ics: A Nar­ra­tive Review. Rheuma­tol Ther. 2020;7(4):741–757. doi:10.1007/s40744-020–00245‑0.
  7. Hôpi­taux uni­ver­si­taires de Genève. Admin­is­tra­tion des médica­ments par voie sous-cutanée. CAPP-INFO. 2014;(63).

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M‑FR-00017301–1.0 — Octo­bre 2026