La maladie

Des mécanismes complexes à l’origine de la SEP

La sclérose en plaques, com­muné­ment appelée SEP, est une mal­adie inflam­ma­toire chronique du sys­tème nerveux cen­tral (SNC).

Dans la SEP, le sys­tème immu­ni­taire s’attaque par erreur à ses pro­pres cel­lules du sys­tème nerveux cen­tral. C’est pourquoi, on par­le de mal­adie auto-immune.
Cer­taines cel­lules immu­ni­taires, les lym­pho­cytes B et T, vont infil­tr­er le cerveau et sécréter des sub­stances provo­quant une inflam­ma­tion et une dégra­da­tion pro­gres­sive de la gaine de myé­line qui entoure et pro­tège les neurones.

Pour en savoir plus sur le rôle du sys­tème immu­ni­taire et en par­ti­c­uli­er celui des lym­pho­cytes B au cours de la SEP : Sclérose en plaques : le rôle des lym­pho­cytes B | Roche

L’inflammation qui résulte de ces dif­férents phénomènes va con­duire à la for­ma­tion de lésions à l’aspect scléreux et en plaques (épais et dur) d’où le nom de sclérose en plaques. Ces lésions vont dimin­uer la capac­ité des neu­rones à envoy­er des sig­naux élec­triques (l’influx nerveux) aux autres par­ties du corps, ce qui va entraîn­er dif­férents symptômes.

À savoir

Une étude réal­isée con­join­te­ment par l’Agence nationale de sécu­rité du médica­ment et des pro­duits de san­té (ANSM) et l’Assurance Mal­adie, avait pour objec­tif d’évaluer l’éventuelle rela­tion entre la vac­ci­na­tion con­tre cer­tains papil­lo­mavirus humains (HPV) et le risque de sur­v­enue de 14 mal­adies auto-immunes. Elle por­tait sur une cohorte de 2,2 mil­lions de jeunes filles âgées de 13 à 16 ans.

Les résul­tats 2015 mon­trent que la vac­ci­na­tion con­tre les HPV avec les vac­cins exis­tants n’entraîne pas d’augmentation du risque glob­al de sur­v­enue de mal­adies auto-immunes (dont la SEP). Ceci con­firme les don­nées de la lit­téra­ture française et internationale.

Les don­nées sci­en­tifiques, nom­breuses et robustes, con­stantes au cours du temps (de 1994 à 2012), con­fir­ment l’absence de mise en évi­dence de lien entre la vac­ci­na­tion con­tre l’hépatite B et la sur­v­enue d’une SEP.

Des symptômes imprévisibles

Selon la local­i­sa­tion et l’importance des plaques, la trans­mis­sion de l’influx nerveux se fait plus ou moins rapi­de­ment et des symp­tômes très vari­ables d’une per­son­ne à l’autre peu­vent appa­raître : trou­bles moteurs, trou­bles sen­si­tifs, trou­bles de l’équilibre, trou­bles visuels, trou­bles de l’attention, de la mémoire…

Des causes qui restent à élucider

Les caus­es de la SEP ne sont pas encore par­faite­ment con­nues à ce jour, mais il existe sans doute plusieurs fac­teurs à l’origine de son déclenche­ment : prédis­po­si­tion géné­tique asso­ciée à des fac­teurs envi­ron­nemen­taux (expo­si­tion solaire, tabag­isme, obésité…) ou infec­tieux (tou­jours à l’étude).

Pour mieux com­pren­dre les mécan­ismes de la SEP

À retenir

  • La SEP est une mal­adie auto-immune d’origine mul­ti­ple touchant le sys­tème nerveux central.
  • Elle entraîne une destruc­tion de la gaine de myé­line des neu­rones situés au niveau du cerveau, des nerfs optiques et de la moelle épinière.
  • Elle touche en majorité les adultes jeunes.
  • Elle provoque des symp­tômes vari­ables selon les patients.

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